La finale de la 35e Coupe d’Afrique des Nations (CAN), prévue dimanche 18 janvier 2026 à Rabat, opposera deux géants du football continental : le Sénégal, tenant du titre, et le Maroc, pays hôte et finaliste malheureux en 2004. Cette confrontation entre les « Lions de la Teranga » et les « Lions de l’Atlas » promet un choc au sommet pour la conquête d’un deuxième sacre continental.
Le Sénégal s’est qualifié en demi-finale en dominant une Égypte repliée, grâce à un but en fin de match de son capitaine Sadio Mané. De son côté, le Maroc a dû passer par l’épreuve des tirs au but pour éliminer le Nigeria après un match intense et équilibré, où son gardien Yassine Bounou s’est illustré. Ces deux victoires, acquises par des moyens différents, confirment la montée en puissance des deux formations tout au long d’un tournoi relevé.
Ce face-à-face final s’inscrit dans un contexte de rivalité footballistique croissante et de renouvellement des élites africaines. Le Sénégal, champion en titre depuis 2021, incarne une génération dorée en quête d’historique. Le Maroc, porté par son statut de hôte et son parcourage héroïque en Coupe du monde 2022, cherche à transformer son statut de puissance mondiale en succès continental, son unique titre remontant à 1976. Cette finale cristallise ainsi l’ambition de deux nations à l’apogée de leur football.
Les perspectives pour ce match sont celles d’une rencontre extrêmement serrée et tactique. Le Sénégal devra compenser l’absence de son défenseur central Kalidou Koulibaly, suspendu, et s’appuiera sur l’expérience et la détermination de Sadio Mané, qui a annoncé que cette CAN serait sa dernière. Le Maroc, avec la meilleure défense du tournoi et des atouts offensifs comme Achraf Hakimi et Brahim Diaz, meilleur buteur, compte sur sa discipline collective et le soutien de son public pour soulever le trophée.
Les enjeux dépassent le simple titre. Pour le Sénégal, il s’agit d’entrer dans l’histoire en confirmant sa domination et d’offrir une sortie par la grande porte à sa légende, Sadio Mané. Une victoire scellerait l’héritage d’une génération exceptionnelle. Pour le Maroc, vainqueur, ce serait la consécration ultime d’un projet footballistique de long terme et la récompense pour un pays qui a massivement investi dans l’organisation de cette CAN. Une défaite serait perçue comme une occasion manquée historique.
Analytiquement, le duel oppose deux philosophies. Le Sénégal, peut-être plus dépendant de ses individualités offensives, devra percer une défense marocaine qui n’a concédé qu’un seul but. Le Maroc, parfois critiqué pour sa frilosité en phase finale, devra trouver l’équilibre entre sa solidité défensive légendaire et une prise de risque nécessaire pour battre le champion en titre. L’arbitrage et la gestion du stress dans un stade archi-comble seront des facteurs déterminants.
Au-delà du sport, cette finale est un événement géopolitique et culturel majeur pour le continent. Elle met en lumière la qualité des infrastructures marocaines et confirme la centralité du Maghreb dans le football africain. Elle représente aussi un moment d’unité et de fierté pour des millions de supporters à travers l’Afrique, tous suspendus à l’issue de ce choc entre deux lions pour la couronne continentale.



