Le football africain atteint un sommet historique. Le classement mondial FIFA publié ce lundi 19 janvier 2026 consacre l’entrée fracassante du Maroc dans le Top 10 planétaire, à la 8e place. Une première depuis la création de ce baromètre en 1993, portée par la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, qui a également dopé les positions du Sénégal, champion continental, et du Nigéria.
Avec un total de 1736,57 points et un gain de trois rangs, le Maroc réalise une progression majeure qui confirme son statut de première nation africaine. Derrière les Lions de l’Atlas, le Sénégal est l’autre grand vainqueur de cette mise à jour. Vainqueur de la CAN, la sélection sénégalaise bondit de sept places pour occuper un rang inédit de 12e mondial. Le Nigéria, demi-finaliste, effectue quant à lui la plus forte ascension du Top 50 avec un saut de douze positions, se hissant au 26e rang mondial.
Cette évolution spectaculaire est le reflet direct du nouveau système de calcul adopté par la FIFA et de l’impact des compétitions continentales, dont les points sont désormais équivalents à ceux des tournois internationaux majeurs. La CAN 2025, par sa densité compétitive et la qualité de ses demi-finalistes, a ainsi servi de tremplin décisif. Elle a permis aux sélections africaines de capitaliser sur leurs performances, là où auparavant, le faible coefficient de la compétition limitait leurs gains.
Les conséquences de ce classement sont immédiates. Pour la Coupe du monde 2026, ces positions avantageuses influeront sur le tirage au sort, offrant potentiellement un parcours moins périlleux aux équipes africaines les mieux classées. Cette légitimation par les chiffres devrait également renforcer leur crédibilité et leur pouvoir de négociation sur la scène internationale. L’enjeu sera désormais de pérenniser ces résultats dans le temps et de confirmer cette dynamique lors des prochaines échéances, à commencer par les éliminatoires de la Coupe du monde.
Au-delà du trio de tête africain, le bilan est contrasté. Le Cameroun (45e) progresse fortement, tandis que l’Algérie, bien que gagnant six places mondialement, recule au classement continental. L’Égypte (31e) et la Côte d’Ivoire (37e) remontent, contrairement à la Tunisie qui perd du terrain après son élimination précoce. Ces mouvements illustrent la volatilité accrue du classement et l’extrême compétitivité du football africain, où un seul tournoi peut redistribuer les cartes.
À l’échelle mondiale, le podium reste immuable avec l’Espagne, l’Argentine et la France. Toutefois, la percée africaine bouleverse la hiérarchie établie, comme en témoigne la sortie de la Croatie du Top 10, reléguée à la 11e place. Cette irruption marque un tournant dans l’équilibre des forces du football global. Le prochain classement, attendu le 1er avril 2026, sera un premier test de résistance pour ces nations africaines, sommées de confirmer leur nouvelle stature en dehors du contexte euphorique de la CAN.



