Dix mois après avoir été renversé par un coup d’État militaire, l’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló annonce son retour au pays et sa candidature à la présidentielle prévue le 6 décembre 2026.
Exilé depuis son éviction du pouvoir en novembre 2025, Embaló a confirmé à l’AFP son intention de se présenter au contrôle. Selon une source citée par Reuters, il prévoit de rentrer en Guinée-Bissau le 4 octobre.
Le pays est depuis dirigé par un régime de transition conduit par le général Horta N’Tam. Ce dernier avait interrompu le processus électoral quelques jours après la présidentielle de novembre 2025, avant la publication des résultats. De nouvelles élections présidentielles et législatives ont depuis été fixées au 6 décembre 2026.
Entre-temps, les autorités de transition ont fait adopter par référendum, le 30 août, une nouvelle Constitution qui renforce les pouvoirs du président. Le texte prévoit notamment que les candidats à la présidentielle doivent avoir résidé continuellement en Guinée-Bissau pendant les cinq années précédant le scrutin. Cette disposition pourrait poser la question de l’éligibilité d’Embaló, qui vit hors du pays depuis son renversement.
Le scrutin du 6 décembre doit mettre fin à la transition militaire et ouvrir une nouvelle séquence politique en Guinée-Bissau.
Sur le plan économique, la Guinée-Bissau a enregistré une croissance de 5,8 % en 2025, selon la Banque mondiale. Mais l’économie reste fortement dépendante de la noix de cajou, qui représente plus de 80 % des exportations, tandis que les recettes fiscales ne pèsent que 8,5 % du PIB.



