L’équipe nationale du Tchad a sombré vendredi à N’Djamena. Face au Burundi, lors du tour préliminaire de la Coupe d’Afrique des nations 2027, les Sao se sont lourdement inclinés sur le score de 4 à 0. Une défaite qui hypothèque sérieusement leurs chances de qualification avant même le match retour.
Dès la 7e minute de jeu, les Hirondelles ont pris l’avantage sur un coup franc parfaitement exécuté à l’entrée de la surface. Les joueurs de Raoul Savoy, impuissants, n’ont jamais réussi à inquiéter leur adversaire. Juste avant la mi-temps, le Burundi doublait la mise, plongeant les locaux dans une situation déjà compromise. Au retour des vestiaires, le scénario s’est alourdi avec deux nouveaux buts. Dans un stade Idriss Déby Itno sous tension, le silence des supporteurs a pesé jusqu’au coup de sifflet final.
Cette contre-performance s’inscrit dans une série noire pour le football tchadien. Les Sao peinent depuis des années à franchir ne serait ce que les premiers tours des qualifications continentales. Malgré la régularité du sélectionneur suisse Raoul Savoy, en poste depuis plusieurs années, l’équipe nationale ne parvient pas à s’imposer comme une valeur sûre de la région. Les éliminations précoces se succèdent, et chaque campagne semble laisser un goût amer aux supporteurs, qui réclament des comptes sur la gestion et les moyens alloués à la sélection.
La donne est désormais limpide pour la suite de la double confrontation. Pour espérer une qualification, les Sao devront réaliser un exploit au match retour, prévu le 31 mars à Bujumbura. Avec un retard de quatre buts, la mission s’apparente à une opération quasi impossible. L’équipe devra non seulement retrouver une solidité défensive désespérément absente à domicile, mais aussi faire preuve d’une efficacité offensive dont elle a manqué. Dans les faits, l’élimination est déjà une quasi-certitude.
Au-delà du résultat, cette défaite relance le débat sur le plafond de verre des Sao. Faute de résultats, le staff technique, pourtant respecté pour son travail de fond, se retrouve sous le feu des critiques. Les observateurs pointent du doigt un manque criant de compétitivité du championnat local et une préparation souvent insuffisante avant les échéances internationales. Tant que ces faiblesses structurelles ne seront pas adressées, le Tchad risque de continuer à subir, année après année, la loi de nations africaines mieux organisées.



