L’émotion était intense ce 14 février 2026 à Ndélélé, dans le département de la Kadey, où se sont déroulées les obsèques du Sous-préfet de l’arrondissem Galim-Tignere, Patrice Joël NARIKI, de son épouse et de trois de leurs enfants.
La famille a péri dans un incendie survenu dans la nuit du 23 au 24 janvier 2026 à leur domicile de N’Gaoundéré. En quelques heures, les flammes ont détruit l’habitation et emporté plusieurs membres de cette famille, provoquant une onde de choc dans l’administration territoriale et au sein des populations. La cérémonie funèbre a réuni autorités administratives, forces de défense et de sécurité, élites locales ainsi qu’une foule nombreuse venue témoigner son soutien. Le ministre de l’Administration territoriale était représenté par le Préfet du Faro et Déo, aux côtés du préfet du département de la Kadey, Yakouba DJADAÏ.

Dans un message transmis à l’assistance, le représentant du ministre a exprimé « les sincères condoléances et la sympathie émue ” du gouvernement à la famille durement éprouvée, aux collègues, aux proches et aux populations de différentes unités administratives où le disparu a servi. Il a également salué la solidarité manifestée par les populations de Ndélélé, soulignant « la marque de sympathie et l’ultime réconfort ” apportés aux proches des victimes. L’administrateur civil principal, Patrice Joël NARIKI totalisait 15 années de service au sein de l’administration territoriale. Les témoignages ont rappelé son engagement, sa rigueur et sa proximité avec les populations. Au-delà des discours officiels, c’est la disparition brutale d’un père, d’une épouse et d’enfants qui a profondément marqué les esprits en ce jour symbolique de célébration de l’amour.

Deux enfants ont survécu au drame. Marqués par cette épreuve, ils nécessitent un accompagnement psychologique et social durable. Plusieurs voix se sont élevées pour appeler à une mobilisation continue en leur faveur. À Ndélélé, ce 14 février n’aura pas été une fête, mais un moment de recueillement collectif, scellé par la solidarité et la compassion d’une communauté face à l’irréparable.
Bibiane Emeline NNANG



