En milieu urbain, 90 % des habitants disposent de l’eau et 94 % de l’électricité, mais la fiabilité et la qualité des services restent limitées. En zone rurale, ces taux tombent à 55 % pour l’eau et 29 % pour l’électricité selon les données de la Banque mondiale.
La Banque mondiale a annoncé un financement de 150 millions de dollars pour soutenir l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité au Gabon. Cette somme, allouée par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), sera consacrée au Projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances (PASBAP), dont l’objectif est de renforcer l’offre de services essentiels dans certaines régions du Gabon tout en améliorant l’efficacité des secteurs de l’eau et de l’électricité.
Selon la Banque mondiale, l’initiative associe investissements prioritaires et réformes structurelles pour garantir des services fiables aux ménages et aux entreprises. « L’amélioration de l’accès aux services de base est essentielle pour renforcer le capital humain, soutenir une croissance économique inclusive et accroître la résilience aux chocs climatiques. Ce projet combine des investissements prioritaires avec les réformes nécessaires pour améliorer durablement les performances du secteur et garantir des services fiables aux ménages et aux entreprises », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale.
Selon les prévisions, plus de 500 000 Gabonais devraient bénéficier directement de ce programme qui va être mis en place dans un contexte où l’accès à l’eau et à l’électricité reste un défi majeur dans le pays. Car, malgré un fort potentiel hydroélectrique, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) peine à répondre aux besoins de la population et Libreville la capitale connaît actuellement des coupures régulières, les initiatives précédentes du gouvernement n’ayant pas permis de résoudre la crise énergétique.
Le PASBAP s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2025-2032 et constitue la seconde phase du Projet d’accès aux services de base en milieu rural et renforcement des capacités (PASBMIR), clos en novembre 2023 et financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 milliards de FCFA.
Carine Maguia



