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Général Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des Anciens combattants
Général Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des Anciens combattants

Mali : Washington lève les sanctions contre trois hauts responsables militaires, un signal d’apaisement

Fatoumata Diallo 28 Feb 2026 Mali, Politique 98 Lectures

Les États-Unis ont retiré, le 27 février 2026, trois hauts gradés maliens, dont le ministre de la Défense, de leur liste noire. Cette décision administrative lève un obstacle majeur dans la relation bilatérale, gelée depuis 2021. Elle intervient alors que Bamako achève sa transition politique et que les équilibres sécuritaires au Sahel se recomposent.

L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain a mis à jour, ce vendredi 27 février 2026, la Specially Designated Nationals List. Le général Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Alou Boi Diarra et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko n’y figurent plus.

Ces trois responsables avaient été ajoutés à cette liste en juillet 2023 en vertu de l’Executive Order 14024, un texte visant les activités déstabilisatrices de la Russie à l’étranger. Washington les accusait alors d’avoir facilité le déploiement du groupe Wagner (devenu Africa Corps) au Mali. L’inscription sur cette liste entraînait le gel de tout avoir potentiel sous juridiction américaine et interdisait à toute personne ou entité états-unienne de réaliser des transactions avec eux.

La mise à jour du 27 février acte leur retrait. Aucune justification officielle n’a été fournie par le Trésor américain, la procédure ne le prévoyant pas. Juridiquement, les restrictions liées à cette désignation sont devenues caduques à compter de cette date. Les intéressés peuvent à nouveau, en théorie, effectuer des transactions relevant de la juridiction américaine ou y détenir des avoirs.

D’abord, le contexte politique malien a évolué. La junte dirigée par le colonel Assimi Goïta a officiellement achevé la transition “politique” avec l’organisation d’élections présidentielles en février 2025 et l’installation d’un gouvernement civil dirigé par un président élu. Si l’armée conserve une influence prépondérante, ce retour à un ordre constitutionnel formel lève un obstacle pour les partenaires internationaux.

Ensuite, la donne sécuritaire au Sahel a changé. Les relations entre les nouvelles autorités maliennes et les mercenaires russes se sont complexifiées. La rébellion du groupe Africa Corps (ex-Wagner) contre Moscou en juin 2024, bien que rapidement matée, a contraint Bamako à reconsidérer sa dépendance. Selon plusieurs rapports diplomatiques, la coopération sécuritaire avec la Russie reste forte mais est désormais plus encadrée par l’état-major malien. Ce rééquilibrage dilue l’argument initial des sanctions, qui visaient la facilitation de l’influence russe.

Enfin, Washington cherche probablement à préserver des canaux d’influence. Depuis le départ de la force française Barkhane et l’expulsion de la MINUSMA, les États-Unis disposent de très peu de leviers directs au Mali. Face à la montée de l’insécurité aux frontières nord et à la présence de groupes liés à Daech, le maintien d’un dialogue avec les autorités de fait devient une contrainte opérationnelle pour le renseignement américain.

Le gouvernement malien et l’institution militaire. Pour le président élu et l’état-major, cette levée est une victoire symbolique et pratique. Elle facilite les déplacements et les discussions avec des partenaires économiques potentiels, notamment dans le secteur minier où les entreprises américaines sont présentes. Le général Sadio Camara retrouve une liberté de mouvement sur le plan international.

Les groupes d’opposition maliens en exil, qui utilisaient ces sanctions pour discréditer la junte, perdent un argument. Sur le plan international, cette décision affaiblit la position des ONG qui militent pour un isolement continu des putschistes.

La France, qui avait soutenu la ligne dure après les coups d’État, prend acte d’un mouvement qu’elle n’a pas piloté. L’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Mali est membre, y verra une preuve que l’isolement occidental n’est pas une fatalité.

La Russie : Moscou observe avec attention ce signal. Si les sanctions étaient liées à son influence, leur levée pourrait indiquer que Washington accepte désormais de traiter avec un Mali souverainiste, même si la coopération militaire avec la Russie persiste.

L’effet est d’abord diplomatique. La levée des sanctions personnelles permet de rouvrir un canal de discussion bilatéral plus serein. On peut s’attendre à une reprise des contacts discrets entre services de renseignement américains et maliens sur la traque des chefs jihadistes. Pour les investisseurs américains, le signal est positif même s’il ne lève pas les risques pays liés à l’insécurité. Le gel de l’aide publique au développement, lui, n’est pas concerné par cette mesure.

Cette décision pourrait être un préalable à un réengagement plus large. Si la stabilité politique se maintient et que Bamako montre une ouverture sur les droits humains, Washington pourrait envisager un allègement des sanctions contre l’État malien lui-même. Cela ouvrirait la voie à un retour des bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale, qui conditionnent souvent leur appui à un feu vert des grands actionnaires comme les États-Unis. L’enjeu pour le Mali est de diversifier ses partenariats sans renier sa souveraineté, un équilibre difficile à tenir.

mali 2026-02-28
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