Dans une déclaration fracassante publiée sur son réseau social Truth Social, l’ancien président américain Donald Trump a affirmé, samedi 3 janvier, avoir ordonné une « attaque à grande échelle » contre le Venezuela. Il a annoncé que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse avaient été « capturés et exfiltrés » du pays à la suite de cette opération militaire.
Les détails de cette opération, relayés par plusieurs médias internationaux citant la déclaration de Trump, restent à confirmer par des sources indépendantes. Selon ces mêmes rapports, la capitale Caracas a été secouée durant la nuit par de fortes explosions et des bruits évoquant des survols d’aéronefs ou de missiles. Le gouvernement vénézuélien a, de son côté, dénoncé par communiqué une « très grave agression militaire » de la part des États-Unis.
Cette annonce intervient dans un contexte de tension extrême et de longue date entre Washington et Caracas. L’administration américaine, sous Trump puis Biden, a maintenu une pression maximale contre le régime de Maduro, qu’elle accuse de narcotrafic, de corruption et de violations des droits humains. Des sanctions économiques draconiennes ont été imposées, et une flotte navale américaine avait été déployée dans les Caraïbes ces derniers mois, accentuant la pression militaire. Les États-Unis reconnaissent depuis 2019 le chef de l’opposition Juan Guaidó comme président par intérim légitime du Venezuela.
Les implications potentielles de cette annonce sont immenses et incertaines. Si elle était avérée, elle marquerait un tournant géopolitique majeur en Amérique latine, risquant de provoquer une instabilité régionale et des réactions vigoureuses de la part d’alliers de Maduro comme la Russie, la Chine ou Cuba. Dans l’immédiat, la situation sur le terrain au Venezuela, la réaction des forces armées bolivariennes et la position officielle de l’actuelle administration Biden seront scrutées pour évaluer la crédibilité et la portée réelle des affirmations de Donald Trump.
Des analystes soulignent le caractère extraordinaire et sans précédent d’une telle opération, si elle est confirmée. La capture et l’exfiltration d’un chef d’État en fonction par une puissance étrangère sur son sol national constitueraient un acte de guerre manifeste. Cette annonce pose également une série de questions juridiques et politiques complexes, concernant le statut de Maduro, la souveraineté vénézuélienne et les possibles suites judiciaires américaines à son encontre.
La communauté internationale est désormais confrontée à une situation de crise aiguë. Les réactions des organisations régionales comme l’ONU, l’Organisation des États américains (OEA) ou la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) seront déterminantes. Elles devront naviguer entre le principe de non-intervention, la défense de la démocratie et la nécessité d’éviter une escalade violente. La situation humanitaire déjà désastreuse au Venezuela pourrait également s’aggraver considérablement en cas de conflit ouvert ou d’effondrement de l’ordre étatique.
Il convient de rappeler que Donald Trump, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle américaine, est connu pour ses déclarations provocatrices et son utilisation directe des réseaux sociaux. Le timing et la nature de cette annonce soulèvent inévitablement des questions sur ses motivations politiques immédiates. Dans l’attente de confirmations factuelles et de clarifications officielles, la prudence journalistique s’impose face à une information aux conséquences potentiellement historiques, mais dont les contours exacts restent, à ce stade, largement opaques.



