Victoria Mboko, 19 ans, fera son entrée dans le Top 10 mondial de la WTA ce lundi 16 février, une consécration acquise à l’issue d’un parcours remarquable au tournoi WTA 1000 de Doha. La jeune joueute, bien que défaite en finale par la Tchèque Karolína Muchová (6-4, 7-5), a livré une quinzaine qatarie qui marque un tournant dans sa carrière naissante.
Née aux États-Unis et élevée au Canada au sein d’une famille originaire de la République démocratique du Congo, Mboko a réalisé au Moyen-Orient une performance statistique rare pour une athlète de son âge. Elle a successivement écarté deux représentantes du Top 10, Jelena Ostapenko en demi-finale et Elena Rybakina en quarts, signant ainsi sa première série de victoires face à l’élite mondiale en un même tournoi. Cette montée en puissance lui permet de gagner trois échelons pour se hisser à la 10e place, devenant la quatrième Canadienne de l’histoire à intégrer ce cercle fermé après Carling Bassett-Seguso, Eugenie Bouchard et Bianca Andreescu.
Cette progression fulgurante s’inscrit dans une dynamique plus large de renouvellement générationnel sur le circuit féminin. Alors que le tennis mondial voit émerger des talents toujours plus précoces, la trajectoire de Mboko illustre la vitalité des filières nord-américaines et la diversité croissante des profils athlétiques, avec une vague de joueuses issues de la diaspora africaine qui commencent à truster les sommets.
Pour la suite de la saison, l’enjeu pour la jeune Canadienne sera de confirmer cette percée sur la durée, en particulier sur la surface ocre qui mènera bientôt à Roland-Garros. Le défi psychologique sera tout aussi important que l’adaptation technique : après avoir goûté aux sommets, il lui faudra gérer le statut de joueuse à battre et la pression liée au maintien dans ce Top 10 désormais conquis.
Du côté de la vainqueure du jour, Karolína Muchová, 29 ans, ce titre à Doha revêt une saveur particulière. La Tchèque, qui restait sur deux finales perdues en WTA 1000 à Cincinnati et Pékin, décroche enfin la récompense la plus prestigieuse de son parcours et remonte à la 11e place. Le classement mondial enregistre par ailleurs le retour aux avant-postes de l’Américaine Coco Gauff, désormais 4e, tandis que sa compatriote Jessica Pegula complète le Top 5.



