Djibouti a signé lundi les accords Artemis, devenant ainsi le 72e pays à adhérer à ce cadre international promu par les États-Unis pour encadrer l’exploration pacifique et responsable de l’espace. La cérémonie s’est tenue au siège de la NASA à Washington, en présence notamment du vice-administrateur de l’agence spatiale américaine, Matthew Anderson, et du secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, Frank Garcia.
L’accord a été signé au nom de la République de Djibouti par son ambassadeur aux États-Unis, Mohamed Siad Douale. En rejoignant ce cadre, le pays s’engage à respecter les principes établis pour favoriser une activité spatiale civile durable, conformément aux objectifs définis par le département d’État américain et la NASA, qui assurent la promotion et la mise en œuvre de ces engagements.
Les accords Artemis ont été établis en 2020 par les États-Unis et sept autres pays comme un ensemble de principes pratiques destinés à encadrer l’exploration responsable de l’espace. Cette adhésion s’inscrit dans le prolongement de la coopération entre Djibouti et Washington dans le domaine spatial. Le pays avait notamment participé en avril 2026 à une réunion de formation technique et réglementaire organisée dans le cadre des relations entre les États-Unis et l’Afrique.
Avec cette signature, Djibouti renforce sa position dans un secteur en pleine expansion sur le continent. Plusieurs pays africains développent progressivement leurs capacités spatiales, notamment à travers des satellites destinés aux télécommunications, à l’observation de la Terre, à la gestion des ressources et à la recherche scientifique. Cette dynamique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération internationale et de développement technologique pour la région.
Djibouti dispose déjà d’une première expérience dans le domaine satellitaire. Ses deux premiers satellites ont été lancés depuis la base spatiale de Vandenberg, aux États-Unis, respectivement en 2023 et 2024, selon le département d’État. Cette trajectoire illustre l’ambition croissante de ce petit État de la Corne de l’Afrique, qui cherche à diversifier ses partenariats stratégiques et à se positionner comme un acteur émergent dans le domaine spatial.
L’adhésion de Djibouti aux accords Artemis intervient dans un contexte où la course à l’espace se mondialise et où les pays africains cherchent à ne pas rester en marge de cette dynamique. Si les retombées concrètes de cette signature restent à préciser, elle témoigne d’une volonté politique de s’inscrire dans les cadres internationaux qui structureront l’exploration spatiale des prochaines décennies.



