Le Cameroun a remporté sa toute première Coupe d’Afrique des nations féminine, ce dimanche 16 août à Rabat, en battant le Malawi sur le score net de 3 à 0. Une performance historique pour les Lionnes indomptables, qui n’avaient jamais atteint ce niveau de gloire depuis leur première participation à la compétition. Ce sacre marque un tournant dans le football féminin camerounais et confirme la montée en puissance d’une génération dorée.
La finale a été pliée dès la première mi-temps. Marie Ngah a ouvert le score à la 20e minute, suivie par Naomi Ndjoah Eto qui a doublé la mise dix minutes plus tard. Ngah a inscrit un troisième but dans le temps additionnel de la première période (45e + 3), scellant définitivement la victoire. Avant cette finale, le Cameroun avait éliminé le Nigeria en quarts (1-0) puis le Maroc en demies, aux tirs au but (0-0, 3-1), montrant une solidité défensive et une efficacité offensive remarquables.
Ce titre inédit s’inscrit dans un contexte de progression constante du football féminin sur le continent. Le Cameroun, déjà reconnu pour sa rigueur tactique, avait souvent buté sur des équipes comme le Nigeria ou l’Afrique du Sud dans les éditions précédentes. La CAN 2026, organisée au Maroc, a également servi de tremplin vers la Coupe du monde 2027, renforçant l’enjeu sportif et médiatique autour de la compétition. La présence des présidents de la CAF, Patrice Motsepe, et de la FIFA, Gianni Infantino, lors de la cérémonie de clôture souligne l’importance croissante accordée à cette discipline.
Au-delà du trophée, cette CAN 2026 a permis à quatre nations de décrocher leur qualification directe pour la Coupe du monde féminine 2027 : le Maroc, le Cameroun, l’Algérie et le Malawi. L’Afrique du Sud et le Ghana, éliminés en phases finales, conservent un espoir via le tournoi de barrage de la FIFA. Ces qualifications multiples témoignent de l’élargissement du haut niveau africain, qui ne se limite plus aux nations historiquement dominantes.
Le parcours du Malawi, finaliste surprise, mérite d’être salué. Premier de son groupe avec 6 points, les Malawites ont successivement écarté le Ghana puis l’Algérie en demi-finale, confirmant leur montée en puissance sur la scène continentale. Leur finale perdue ne ternit pas la performance d’une équipe qui a su créer l’exploit et gagner sa place parmi les meilleures, et qui disputera pour la première fois une Coupe du monde.
La troisième place revient à l’Algérie, qui s’est imposée dans le match de classement. La cérémonie de remise du trophée a rassemblé les plus hautes instances du football mondial et africain, en présence de Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise, et de Faouzi Lekjaa, son homologue marocain. Ce symbole d’unité et de reconnaissance institutionnelle renforce la légitimité de cette compétition et ouvre la voie à une professionnalisation accrue du football féminin en Afrique.



