A travers la construction d’infrastructures de base mis en service par le ministre de la Décentralisation et du développement local, et le développement d’activités génératrices de revenus.
Dans cette commune de la région de l’Est, longtemps fragilisée par les flux de réfugiés et de déplacés internes, la journée du 17 mars 2026 restera gravée comme un tournant. Sous la houlette de Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du développement local, le gouvernement a procédé à l’inauguration de logements sociaux, du restaurant municipal, de l’unité de concassage de granulats et de la case communautaire à Boubara. Des projets réalisés dans le cadre du Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées aux facteurs d’instabilité, un dispositif conçu par le Feicom avec l’appui de KfW et financé à hauteur de 13 milliards de FCFA par l’Union européenne. Située dans une zone d’accueil de populations fuyant les crises des pays voisins, la commune de Kette a vu ses capacités d’accueil s’éroder au fil des années. «

La pression exercée sur les ressources de la commune a fragilisé son tissu économique », a rappelé le ministre. C’est dans ce contexte que plus de 600 millions de FCFA ont été injectés sans contrepartie dans des secteurs de l’éducation, de la santé, du transport et de l’agriculture entre autres à Kette. Dans le détail, le programme prévu sur 05 ans, a ciblé 15 communes réparties dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est et du Sud. Au-delà des bâtiments inaugurés, c’est une méthode qui se distingue. « L’approche reposait sur l’intégration de l’entrepreneuriat local, sur la formation professionnelle et sur les travaux à haute intensité de main-d’œuvre », explique Gbanga Emmanuel, Maire de la commune de Kette. Le bilan global du PRODESV parle de lui-même. Selon Suzanne Ngane, Directeur des projets et programmes de partenariat au Feicom, le programme affiche un taux d’exécution de 100 %, avec 407 projets réalisés et plus de 4 300 emplois temporaires générés. Une performance rare dans le paysage des politiques publiques locales.
Bibiane Emeline NNANG



