Leslie Halleur-Echaroux Djoufack est entrée dans l’histoire locale ce 15 mars 2026. À l’issue du premier tour des élections municipales, cette fonctionnaire du Trésor public âgée de 39 ans a été élue maire de Saint-Mammès, une commune de 3 200 habitants située en Seine-et-Marne. Elle succède à Joël Surier, qu’elle devance d’une courte tête avec 50,50 % des suffrages exprimés, un écart de seulement douze voix.
Ce scrutin, marqué par une participation en hausse par rapport à 2020, a vu s’affronter deux listes sans étiquette. Celle de Leslie Halleur-Echaroux Djoufack, baptisée « Nouveau souffle pour Saint-Mammès », obtient dix-huit sièges au conseil municipal, laissant cinq à l’opposition menée par le maire sortant. Le taux d’abstention s’élève à 45,59 %, un chiffre en nette amélioration de près de douze points par rapport au précédent scrutin municipal.
La victoire de la nouvelle édile revêt une double dimension historique. D’une part, elle est la première femme à accéder à ce poste à Saint-Mammès depuis la Révolution française. D’autre part, son parcours personnel incarne une trajectoire singulière : née au Cameroun et ayant grandi à Dschang, dans la région de l’Ouest, elle a construit son parcours universitaire et professionnel entre l’Afrique et la France avant de s’imposer dans le paysage politique francilien.
L’installation du nouveau conseil municipal est prévue entre le 20 et le 22 mars, conformément au code électoral. La nouvelle maire devra désormais composer avec une majorité relative et une opposition renforcée. Sur le plan local, les défis ne manquent pas pour cette commune située au confluent de la Seine et du Loing, notamment en matière d’aménagement urbain et de prévention des risques d’inondation.
Si elle s’installe dans ses nouvelles fonctions en Île-de-France, Leslie Halleur-Echaroux Djoufack n’a pas pour autant rompu les liens avec sa terre natale. Ces dernières années, elle a activement participé à la reconstruction de son école maternelle à Dschang, un geste concret en faveur de l’éducation. Une manière de rappeler, alors qu’elle s’apprête à diriger une commune française, que son engagement citoyen ne connaît pas de frontières.



