Le Sommet panafricain des jeunes leaders a officiellement ouvert ses portes le 3 avril 2025 à Adwa, en Éthiopie, sous le thème central : « Libérer le pouvoir de la jeunesse pour une Afrique prospère ». L’événement, qui se déroule jusqu’au 5 avril, réunit une pléiade de jeunes leaders, universitaires, responsables gouvernementaux, et représentants de l’Union africaine (UA). Parmi les participants, on compte des délégués venus de plusieurs pays du continent, dont Djibouti, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Algérie, le Burundi et le Botswana.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le président éthiopien, Taye Atske Sélassié, a souligné l’importance de la paix et du développement pour honorer l’histoire de l’Afrique, notamment en matière de lutte pour la liberté. Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, a pour sa part insisté sur la nécessité pour le continent de générer des “idées révolutionnaires” capables de stimuler la croissance économique, de relever les défis actuels et de tirer parti de son immense potentiel. Un appel fort à la mobilisation de la jeunesse pour des transformations profondes et durables.
Ce sommet se tient dans un contexte où l’Afrique fait face à de nombreux défis : instabilité politique dans certaines régions, croissance économique inégale, et besoin urgent de développement durable. Cependant, le continent dispose également d’opportunités considérables, notamment grâce à une population jeune et dynamique, et une richesse naturelle encore largement sous-exploitée. Ces enjeux, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux, demandent des réponses novatrices, et c’est précisément ce que le sommet entend promouvoir.
Les discussions du sommet devraient tourner autour de stratégies concrètes pour libérer le potentiel de la jeunesse, en matière d’entrepreneuriat, d’éducation, de technologie et de gouvernance. Les participants sont appelés à définir des initiatives qui renforceront le rôle des jeunes dans la transformation socio-économique du continent. En impliquant les jeunes dans les prises de décisions, les organisateurs espèrent amorcer un changement de paradigme qui pourrait redéfinir l’avenir de l’Afrique.
Les jeunes leaders présents ont exprimé des attentes fortes concernant ce sommet. Beaucoup soulignent l’importance d’une meilleure représentation des jeunes dans les sphères politiques et économiques. Des témoignages, comme ceux de jeunes entrepreneurs ou de responsables d’ONG, révèlent un désir croissant de solutions concrètes aux problèmes locaux. La question de la formation et du développement des compétences a également été soulevée, afin de permettre à la jeunesse africaine de s’intégrer pleinement dans les circuits économiques mondiaux.
Les débats devraient également porter sur l’innovation comme moteur de changement. De nombreux intervenants estiment que l’Afrique doit accélérer sa transition numérique et se préparer à un avenir où les technologies joueront un rôle clé dans la résolution des problèmes de pauvreté, d’éducation et de santé. Les jeunes, en tant que forces vives du continent, doivent être au cœur de cette révolution, tant dans la recherche de solutions locales que dans la construction d’une Afrique unie, prospère et durable.