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Youssouf Boy, l'ancien bras droit du président
Youssouf Boy, l'ancien bras droit du président

Tchad : Les raisons de la chute d’Idris Youssouf Boy, ancien bras droit du président Déby

Pascale Tchakounte 10 May 2025 Tchad 1200 Lectures

Le 9 mai 2025, Idris Youssouf Boy, ancien ministre et directeur de cabinet du président tchadien Mahamat Idriss Déby, a été condamné à cinq ans de prison et à une amende d’un million de francs CFA pour corruption passive. Cette décision intervient après une accusation portée par Hachim Bouder, ancien maire d’Amdjarass, également reconnu coupable de corruption active. L’emprisonnement de Youssouf Boy, ancien homme de confiance du président, a secoué le milieu politique tchadien, d’autant plus qu’il avait été incarcéré en silence par les Renseignements généraux avant un procès tenu en mai.

Cette condamnation s’inscrit dans une affaire complexe de détournement de fonds et de malversations dans les contrats publics de construction d’infrastructures, notamment dans la province de l’Ennedi. Youssouf Boy avait été accusé d’avoir favorisé certains bénéficiaires, dont Bouder, pour des projets de construction d’infrastructures, malgré des milliards de francs CFA alloués pour leur réalisation. Ce scandale, qui met en lumière la gestion opaque des fonds publics, pourrait avoir des conséquences profondes sur l’image du régime en place.

L’arrestation de Youssouf Boy s’inscrit dans un contexte de mécontentement grandissant au sein du cercle proche du pouvoir au Tchad. Selon des sources proches de la présidence, le climat de division s’est exacerbé, notamment autour de la question de la gestion des relations avec le Soudan et de la réalisation d’infrastructures pourtant financées par des fonds importants. Les frustrations se sont intensifiées au sein des élites, exacerbées par des projets non réalisés et des fonds publics mal gérés. Il apparaît ainsi que la décision de Mahamat Idriss Déby de limoger son bras droit s’inscrit dans un contexte de recherche de compromis interne pour apaiser les tensions au sein du pouvoir.

Le limogeage de Youssouf Boy n’est pas un événement isolé. En effet, l’ancien ministre avait déjà été suspendu et emprisonné en 2022 à la suite d’une affaire similaire de détournement de fonds. Toutefois, à l’époque, Mahamat Idriss Déby avait choisi de lui accorder une seconde chance, l’intégrant à nouveau dans son équipe en dépit des accusations. Cette décision avait été accompagnée d’un avertissement sévère dans son autobiographie, De Bédouin à président, où le président tchadien l’avait mis en garde contre toute récidive.

Un autre facteur clé qui a contribué à la chute d’Idris Youssouf Boy réside dans l’intervention des Émirats Arabes Unis, qui ont exigé sa tête. Selon nos sources, les Émiriens auraient constaté que Youssouf Boy avait détourné une partie de l’aide humanitaire allouée par leur pays pour soutenir le Tchad. Le montant des fonds en question étant considérable, Mahamat Idriss Déby n’a pas eu d’autre choix que de sacrifier son ancien proche pour préserver ses relations diplomatiques avec les Émirats et éviter des tensions à l’international.

Ce développement démontre l’importance de l’influence des partenaires internationaux dans les affaires internes du Tchad. L’ingérence des Émirats dans cette affaire, en demandant une enquête et des sanctions contre Youssouf Boy, souligne l’importance croissante des acteurs extérieurs dans la gestion des affaires nationales, en particulier lorsqu’il s’agit de la transparence des fonds publics.

La chute d’Idris Youssouf Boy pourrait marquer le début d’une série de changements au sein de l’entourage présidentiel. Si la décision de Mahamat Idriss Déby semble répondre à un impératif de maintenir l’unité au sein du pouvoir et de satisfaire les demandes externes, elle soulève également des questions sur l’intégrité du système politique tchadien. La gestion de la corruption et des affaires publiques au sein du gouvernement pourrait être réévaluée, dans un climat où l’image du président est en jeu.

Toutefois, il est aussi possible que cette affaire n’ait qu’un impact limité sur le régime actuel, qui semble avoir une capacité à contenir les critiques internes tout en répondant aux pressions externes. Les observateurs restent prudents quant aux répercussions de cet épisode sur le long terme, surtout dans un contexte où les rivalités au sein du pouvoir sont loin d’être résolues.

Les tensions internes au sein du régime tchadien ne semblent pas s’apaiser, malgré cette condamnation symbolique. Des membres de l’opposition estiment que cette décision constitue un simple épiphénomène destiné à calmer les mécontentements et à donner l’illusion d’une lutte contre la corruption. Cependant, des voix au sein du pouvoir affirment que le limogeage de Youssouf Boy est une tentative sincère de Mahamat Idriss Déby de redorer son image et de faire preuve de fermeté face à la corruption.

L’éventuelle évolution de cette situation, notamment si d’autres figures proches du pouvoir étaient également inquiétés, pourrait bien dévoiler la profondeur des réformes que le régime serait prêt à entreprendre pour renforcer sa légitimité à l’international et à l’intérieur du pays.

Idris Youssouf Boy tchad 2025-05-10
Mots clés Idris Youssouf Boy tchad
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