Le Cameroun a remporté le tournoi qualificatif de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale (UNIFFAC) organisé à Kinshasa, s’offrant ainsi une place pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U17 prévue en 2026. Les Lionceaux Indomptables, invaincus, sont parvenus à conserver leur titre acquis lors de l’édition précédente et seront accompagnés par la République démocratique du Congo, pays hôte de ces éliminatoires.
Lors de l’ultime journée disputée le 27 février au stade Tata Raphaël, les jeunes Camerounais ont pris le meilleur sur leurs homologues congolais (RDC) sur le score net de 2-0. Les buts inscrits par Rony Balang dès la 10e minute, puis par Arnold Massekon à la 49e, ont scellé la victoire des protégés de l’encadrement technique camerounais. Une performance qui leur permet de finir en tête du classement final avec trois victoires en trois rencontres.
Ce succès s’inscrit dans un contexte de domination régionale pour le Cameroun, qui réaffirme sa place parmi les nations formatrices du continent. La RDC, malgré cette défaite lors du choc au sommet, termine deuxième et décroche elle aussi le précieux sésame pour la CAN continentale. Le Gabon complète le podium après sa nette victoire 3-0 contre la République centrafricaine, grâce à des réalisations de Noguy Nlemadielane, Basile Marvin et Destiné Nyambi.
Pour les quatre sélections engagées, ce tournoi de l’UNIFFAC constituait la seule opportunité de décrocher l’un des deux billets mis en jeu pour la compétition continentale. Le format impitoyable de ces éliminaires n’a laissé aucune place à la surprise, les Centrafricains terminant derniers sans le moindre point. À titre individuel, le Congolais Delpierrot Lithofe Ntali s’est distingué en terminant meilleur buteur avec trois réalisations, preuve que certains talents émergent malgré la défaillance collective de leur équipe.
La perspective de la CAN U17 2026 s’annonce désormais comme un test grandeur nature pour ces deux sélections. Si le Cameroun pourra s’appuyer sur son expérience des joutes continentales et sa solidité défensive affichée à Kinshasa, la RDC devra corriger certaines lacunes aperçues face à son principal rival pour espérer peser face aux meilleures nations du continent, souvent plus rodées à ce niveau de compétition.
Au-delà de la simple qualification, ce tournoi a aussi mis en lumière les infrastructures sportives de Kinshasa, le stade Tata Raphaël ayant accueilli l’ensemble des rencontres sans incident majeur. Pour les fédérations concernées, l’heure est désormais à la préparation en vue de la phase finale, avec un objectif commun pour ces deux représentants de l’Afrique centrale : exister face à des adversaires tels que le Sénégal, le Mali ou le Maroc, qui dominent régulièrement la catégorie sur le continent.



