Le Mali a été frappé, samedi 25 avril, par une série d’attaques terroristes simultanées visant plusieurs localités stratégiques, dont la capitale Bamako. En réaction, les autorités de la transition ont instauré des mesures de sécurité exceptionnelles, parmi lesquelles un couvre-feu de 72 heures dans le district de Bamako.
Selon un communiqué officiel, des groupes armés ont mené des offensives coordonnées contre plusieurs villes garnisons à travers le territoire. Les localités de Kati, Sévaré, Gao et Kidal ont été ciblées, en plus de Bamako, dans ce qui apparaît comme une opération d’envergure.
Le bilan provisoire fait état d’au moins 16 blessés, civils et militaires confondus, pris en charge par les structures sanitaires. Les autorités assurent que les forces de défense et de sécurité ont réussi à contenir les attaques et à neutraliser plusieurs assaillants. La situation est, à ce stade, déclarée sous contrôle sur l’ensemble du territoire national.
Face à cette escalade, le gouverneur du district de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a décrété un couvre-feu de 72 heures, interdisant toute circulation entre 21 heures et 6 heures du matin. Cette mesure pourrait être prolongée en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
Le gouvernement de la transition appelle par ailleurs les populations à la vigilance et à la retenue, les invitant à signaler tout comportement suspect et à s’en tenir aux sources officielles pour s’informer.
Sur le plan régional, la Sénégal a exprimé sa « vive préoccupation » face à la dégradation sécuritaire. Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, Dakar a condamné fermement ces attaques, tout en réaffirmant son soutien aux forces maliennes et en plaidant pour un renforcement de la coopération régionale contre la menace terroriste.
Alors que les autorités promettent de poursuivre les responsables de ces attaques, la capitale malienne aborde sa première nuit sous couvre-feu dans un climat de tension persistante.
Pascale Tchakounté



