L’Afrique du Sud a perdu son premier match de la Coupe du monde 2026. Jeudi à Mexico, les Bafana Bafana se sont inclinés 2-0 face au Mexique. Première sélection africaine à entrer en lice dans cette édition historique, elle n’a pas fait le poids.
Longtemps accrocheurs, les Sud-Africains ont pourtant cédé juste avant la pause sur une ouverture du score signée Julián Quiñones. Raúl Jiménez a doublé la mise en seconde période, scellant la victoire des coorganisateurs mexicains. La fin de match a viré au cauchemar pour Hugo Broos et ses joueurs : deux expulsions en quelques minutes ont définitivement réduit à néant tout espoir de retournement.
Le Mondial 2026 marque un tournant pour le football africain. Pour la première fois, dix sélections du continent participent à la phase finale, grâce à l’élargissement du tournoi à 48 équipes. Maroc, Tunisie, Égypte, Algérie, Ghana, Cap Vert, Afrique du Sud, Sénégal, Côte d’Ivoire et RD Congo portent les espoirs d’un continent en quête de reconnaissance. Mais cette défaite rappelle que la simple présence ne suffit pas.
La pression est désormais maximale sur les Bafana Bafana. Dans un groupe A où chaque point comptera pour accéder aux huitièmes de finale, ils n’ont plus droit à l’erreur. Le prochain match s’annonce décisif. Si l’équipe de Hugo Broos ne se ressaisit pas immédiatement, sa participation à ce Mondial élargi pourrait tourner court.
Le Mexique, lui, réussit son entrée. Porté par un stade Azteca plein et une dynamique collective solide, il prend les commandes du groupe. Pour l’Afrique du Sud, l’heure est à la remise en question. Les deux cartons rouges interrogent sur la discipline et la gestion émotionnelle d’une équipe qui avait pourtant affiché de la solidité en préparation.
Ce revers n’est pas anodin. Il illustre l’écart qui reste à combler pour certaines nations africaines face aux cadres du football mondial, même lorsque la compétition s’élargit. La présence record de dix sélections du continent est une victoire administrative et politique. Mais sur le terrain, rien n’est joué d’avance. Les Bafana Bafana en font la douloureuse démonstration.



