Le professeur Benedict Oramah, ancien président-directeur général d’Afreximbank et actuel président d’Africa Trading Minerals (ATMIN), présidera le Sommet financier de la Semaine africaine de l’énergie (AEW) 2026. Prévu du 12 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud, cet événement réunira décideurs, investisseurs et acteurs du secteur énergétique autour des enjeux liés au financement des infrastructures et à l’industrialisation du continent.
L’édition 2026 du sommet mettra l’accent sur l’un des principaux freins au développement énergétique africain : le manque d’investissements. Alors que les besoins annuels de financement sont estimés entre 31 et 50 milliards de dollars, les discussions porteront sur les moyens de mobiliser davantage de capitaux privés, de renforcer les mécanismes de financement du développement et d’élargir les ressources financières disponibles pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique.
La nomination de Benedict Oramah intervient dans un contexte où son bilan à la tête d’Afreximbank continue de marquer le paysage financier africain. Sous sa direction, l’institution s’est imposée comme un acteur majeur du financement des infrastructures stratégiques, du raffinage pétrolier et de l’intégration commerciale régionale. Elle a progressivement renforcé sa capacité financière, portant ses fonds propres à 25 milliards de dollars et contribuant à la création de la future Banque africaine de l’énergie, dont les opérations devraient débuter en 2026.
Les perspectives pour les prochaines années sont étroitement liées à l’émergence de nouveaux instruments financiers africains. L’entrée officielle de l’Afrique du Sud au sein d’Afreximbank ouvre notamment la voie à un programme d’investissement de 8 milliards de dollars destiné aux secteurs de l’énergie, de l’industrie et du commerce. Parallèlement, plusieurs initiatives devraient accélérer le financement de projets structurants et renforcer la capacité du continent à soutenir sa propre transition énergétique.
L’action d’Afreximbank ne se limite pas aux hydrocarbures ou aux infrastructures énergétiques. La banque a soutenu la création d’ATMIN, société de négoce fondée avec l’appui d’anciens cadres de Shell, tout en participant au financement de projets industriels majeurs tels que la raffinerie Dangote au Nigeria. Elle a également développé plusieurs instruments destinés à favoriser le commerce intra-africain, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Au-delà des questions énergétiques, Afreximbank a investi dans des secteurs stratégiques comme la santé. L’institution a notamment accompagné la création du Centre africain d’excellence médicale, développé en partenariat avec le King’s College Hospital de Londres. Cet établissement spécialisé illustre une approche du développement fondée sur le renforcement des capacités africaines dans des domaines considérés comme essentiels à la croissance économique et au bien-être des populations.
Pour les organisateurs de l’AEW, la présence de Benedict Oramah confère une dimension particulière à cette édition 2026. Les échanges devraient porter sur la bancabilité des projets, la gestion des risques, les infrastructures énergétiques et le rôle croissant des institutions financières africaines. Dans un contexte où la sécurité énergétique et l’industrialisation figurent parmi les priorités du continent, le sommet ambitionne de favoriser la conclusion de nouveaux partenariats et d’accélérer la mobilisation des financements nécessaires à la croissance africaine.



