Ils ont reçu des enseignements sur l’importance de la préservation et de la protection des forêts, avant de planter des arbres dans leur école.
À l’école publique d’Anoe, située en périphérie de Batouri, une initiative éducative a transformé, le temps d’une journée une salle de classe en véritable espace de sensibilisation environnementale. Élèves, enseignants et autorités locales s’y sont retrouvés autour d’un objectif commun: former les plus jeunes à la préservation et à la conservation des forêts, dans un contexte marqué par une déforestation croissante.
Organisée le 18 mars 2026, cette activité a permis d’outiller les apprenants sur les réalités liées à la déforestation et à la dégradation des écosystèmes forestiers. À travers des échanges interactifs et des supports visuels adaptés, les élèves ont été édifiés sur les principales causes du phénomène, notamment l’exploitation abusive du bois, l’agriculture extensive et les feux de brousse, ainsi que sur leurs conséquences néfastes sur l’environnement et le climat.
Au cœur des discussions, les intervenants ont insisté sur le rôle central de la forêt, non seulement en tant que patrimoine naturel, mais aussi comme un levier économique majeur. « Le bois est une matière première incontournable pour l’industrie. La forêt fournit de l’énergie grâce à la carbonisation du bois et aux biocarburants. Elle crée de nombreux emplois et génère des revenus”, a expliqué Jean Serge Joël MONEYE, délégué départemental des Forêts et de la faune de la Kadey.
Les participants ont également été sensibilisés à l’importance des produits forestiers non ligneux. Feuilles, écorces, graines, animaux, poissons et insectes constituent des ressources essentielles pour les communautés riveraines disposant d’un droit reconnu d’exploitation durable pour un usage personnel, à l’exception d’espèces protégées. Le directeur de l’établissement, Arnaud Nkaye, a salué la tenue de cette initiative au sein de son école. ” Je me sens honoré du choix porté sur mon établissement dans le cadre de cette formation. Bien que nous enseignions déjà la préservation des forêts, cette session s’est distinguée par des contenus plus précis et des supports visuels marquants pour les élèves », a-t-il déclaré.
Bibiane Emeline NNANG



