La RD Congo a concédé sa première défaite dans ce Mondial 2026, mardi 23 juin à Guadalajara, face à la Colombie (1-0). Un but de Daniel Muñoz à la 76e minute a scellé le sort des Léopards, qui voient leur adversaire du jour valider son billet pour les seizièmes de finale. Cette deuxième victoire consécutive des Cafeteros propulse la Colombie comme la septième nation qualifiée pour la phase à élimination directe.
Sur le terrain, la rencontre a longtemps tenu toutes ses promesses. Si les Congolais ont affiché des intentions offensives louables en début de match, ils ont rapidement été dominés dans l’entrejeu face à une formation colombienne maîtresse de la possession et plus tranchante dans ses transmissions. Le portier Lionel Mpasi a repoussé plusieurs assauts, maintenant ses coéquipiers dans le match, mais l’efficacité offensive colombienne a fini par faire la différence. Après l’ouverture du score, les tentatives de Samuel Moutoussamy et Yoane Wissa, bien que généreuses, ont manqué de la précision nécessaire pour inquiéter davantage le gardien adverse.
Cette confrontation s’inscrit dans la logique d’un groupe H où les hiérarchies sont en train de se dessiner. Les Léopards, forts d’un match nul encourageant contre le Portugal (1-1) pour leur entrée en lice, espéraient confirmer leur statut de trouble-fête. De l’autre côté, la Colombie, habituée des grands rendez-vous, confirme sa montée en puissance et sa capacité à gérer les moments chauds. Ce revers, bien que douloureux, ne doit pas occulter la progression affichée par la sélection congolaise depuis le début de la compétition, une génération dorée qui apprend à rivaliser avec les cadres du football mondial.
Désormais, l’avenir des Congolais se jouera sur un ultime match couperet, samedi 27 juin contre l’Ouzbékistan. Une victoire est impérative pour espérer décrocher une qualification historique pour les seizièmes de finale. Ce rendez-vous s’annonce comme un test de maturité pour des Léopards qui doivent impérativement corriger leur manque d’efficacité dans le dernier geste. Dans le même temps, les autres résultats du groupe L, notamment le succès de la Croatie sur le Panama, maintiennent la pression sur les deux nations, rendant cette dernière journée indécise.
Malgré la défaite, la performance du gardien Lionel Mpasi mérite un éclairage particulier. Ses arrêts réflexes, notamment en première période, ont permis à son équipe de rester dans le match bien au-delà de la mi-temps. Dans une défense parfois mise à mal par la vitesse des attaquants colombiens, il a incarné un rempart solide, multipliant les sorties aériennes décisives. Si les Léopards peuvent nourrir des regrets offensifs, ils doivent aussi saluer le niveau de jeu de leur dernier rempart, qui a maintenu l’espoir le plus longtemps possible.
Il est désormais essentiel de s’interroger sur la capacité de ce groupe à rebondir psychologiquement. L’entame de match ambitieuse des Congolais, leur faculté à ne pas sombrer après l’ouverture du score, sont des signes de caractère encourageants. L’équipe a su résister à la frustration, comme en témoignent les occasions de Moutoussamy et Wissa en fin de partie. Cependant, pour franchir un palier, le sélectionneur devra trouver une solution pour mieux connecter son milieu de terrain à sa ligne d’attaque, un secteur où la Colombie a su verrouiller les espaces.
Enfin, le contexte de ce groupe L se précise avec un duel serré entre l’Angleterre et le Ghana, qui se sont neutralisés (0-0), confortant leurs positions en tête de la poule. La victoire étriquée de la Croatie contre le Panama (1-0) relance les Vatreni, rendant les calculs plus complexes avant la dernière journée. Ces résultats placent la RD Congo dans une situation à la fois périlleuse et exaltante : elle maîtrise encore son destin sportif, mais n’aura plus droit à l’erreur pour inscrire son nom parmi les seize meilleures équipes du mondial.



