Le Burkina Faso a rétabli la peine de mort pour certains crimes, notamment le terrorisme, l’espionnage et la trahison. Le nouveau Code pénal a été adopté à l’unanimité, le 21 octobre 2026, par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP). La peine capitale avait été abolie en 2018.
Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), le texte prévoit également cette sanction pour le parricide et l’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort. Le gouvernement justifie la réforme par la volonté de renforcer l’ordre public et la sécurité.
Au pouvoir depuis septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré avait annoncé fin septembre que la peine capitale serait appliquée aux personnes reconnues coupables d’espionnage ou de trahison.
Le pays fait face depuis une dizaine d’années aux violences de groupes jihadistes, qui ont fait des milliers de morts. Amnesty International s’était opposée au rétablissement de la peine de mort, dont la dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988, selon l’organisation.



