Des groupes terroristes non encore identifiés ont lancé une série d’attaques coordonnées, ce matin du 25 avril, contre plusieurs casernes et points stratégiques à Bamako et à l’intérieur du territoire malien. L’État-Major général des armées a confirmé l’offensive en cours, sans fournir de bilan provisoire.
Les assaillants ont frappé dès les premières heures de la journée, ciblant des installations militaires sensibles dans la capitale ainsi que des positions sécuritaires dans l’intérieur du pays. Les forces de défense sont immédiatement montées en puissance et se sont déployées pour tenter de neutraliser les infiltrations. Selon l’État-Major, l’opération de contre insurrection est en cours, mais aucun groupe n’a pour le moment revendiqué les faits.
Le Mali vit sous la menace terroriste chronique depuis 2012, malgré la présence de la MINUSMA jusqu’en 2023 et le redéploiement des Forces armées maliennes appuyées par les partenaires russes de Wagner, devenus l’Africa Corps. La région de Bamako avait été relativement épargnée ces derniers mois, les violences se concentrant plutôt sur le centre et le nord du pays. Ce passage à l’acte dans la capitale, cœur politique et administratif, marque une escalade notable.
Les prochaines heures seront décisives. L’armée malienne cherchera à rétablir le contrôle total des zones visées et à éviter toute propagation des combats en zone urbaine. Sur le plan stratégique, ces attaques pourraient pousser les autorités de transition à durcir encore leurs dispositifs sécuritaires, voire à restreindre davantage les libertés publiques dans Bamako. Elles posent aussi la question de l’efficacité du renseignement intérieur, alors qu’une opération d’une telle ampleur n’a pas été déjouée.
Des témoins joints dans la capitale font état de tirs à l’arme lourde aux abords de plusieurs camps militaires, ainsi que de mouvements de panique dans certains quartiers. Les autorités ont appelé la population à rester calme et à éviter les déplacements inutiles. Sur les réseaux sociaux, les premières images, non vérifiées, montrent des colonnes de fumée et des véhicules blindés en intervention. La priorité reste l’identification des assaillants et l’évaluation précise des pertes, humaines et matérielles.



