À l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée chaque année le 21 mars, les autorités administratives, responsables environnementales et communautés éducatives ont uni leur voix pour rappeler l’importance cruciale des forêts dans l’équilibre écologique et le développement économique. Place sous le thème « Les forêts et les économies », l’édition 2026 met en exergue le rôle stratégique des ressources forestières dans la vie quotidienne. Dans les établissements scolaires, des activités pédagogiques ont été organisées afin de sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux et à la nécessité de préserver cet héritage naturel.
En outre, les forêts véritables poumons de la planète, sont également des moteurs économiques. Elles fournissent des ressources essentielles telles que le bois, les produits forestiers non ligneux et des substances médicinales, tout en générant des emplois pour des millions de personnes. Toutefois, leur exploitation doit impérativement s’inscrire dans une logique de durabilité. Sur le terrain, les signaux d’alerte se multiplient. Incendies récurrents, surexploitation des ressources, déforestation liée à l’agriculture, à l’élevage et à l’orpaillage, ainsi que l’exploitation forestière illégale fragilisent les écosystèmes. Ces phénomènes entraînent des conséquences sociales majeures, notamment le déplacement des populations en quête de nouveaux espaces habitables.
Dans le département de la Kadey, la situation illustre parfaitement ces défis. Le délégué départemental des Forêts et de la Faune, Jean Serge Joël MONEYE, a insisté sur la portée des actions individuelles et collectives : « L’arbre que nous plantons aujourd’hui est un symbole de notre engagement pour notre sécurité environnementale, sanitaire, alimentaire et économique ». De son côté, le préfet Yakouba DJADAÏ a dressé un constat préoccupant. Bien que les forêts couvrent environ 80 % du territoire, cette superficie est en nette régression. « Cette perte entraîne une érosion des sols, des inondations, des perturbations climatiques et une baisse de la productivité, souvent non compensées par les gains économiques à court terme », at-il expliqué. Face à cette situation, les autorités appelant à une mobilisation s’accumulent. La plantation d’arbres, la protection des espaces forestiers existants et la promotion d’une gestion durable apparaissent comme des solutions incontournables. La cérémonie s’est achevée par une activité de reboisement à l’école primaire de Sandae, symbole d’un engagement tourné vers l’avenir.
Bibiane Emeline NNANG



