Plus d’une cinquantaine d’enfants issue de canapés vulnérables ont pris part, mardi 16 juin à Batouri département de la Kadey, région de l’Est, à la célébration de la 36ᵉ édition de la Journée de l’Enfant africain. Organisée sur l’esplanade de la Croix-Rouge, la rencontre a été l’occasion de rappeler l’urgence de garantir à chaque enfant un accès efficace à l’eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène ainsi qu’à une identité juridique. Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », la commémoration a réuni autorités administratives, acteurs sociaux, partenaires au développement et organisations de la société civile autour d’une même ambition : améliorer durablement les conditions de vie des enfants, notamment les plus vulnérables.
Au cours d’une causerie éducative, les participants ont mis en lumière les nombreux obstacles qui compromettent encore le droit des enfants à une éducation de qualité. L’absence de points d’eau et d’infrastructures sanitaires dans plusieurs établissements scolaires, notamment ceux accueillant des réfugiés, figure parmi les principaux défis. « Il a été constaté que certains enfants vivant dans des camps de réfugiés ne vont pas à l’école parce que les établissements scolaires ne disposent pas d’eau, ni de toilettes séparées. Le thème de cette année nous invite à l’action. Il urge de construire des fourrages ainsi que des toilettes distinctes pour les filles et les garçons afin qu’ils suivent sereinement leur cursus scolaire », a plaidé VONDOU IDA NSANGIH, délégué départemental des Affaires sociales de la Kadey.
Au-delà des questions liées à l’eau et à l’hygiène, les échanges ont porté sur le droit à l’identité, considéré comme un préalable à l’accès aux services sociaux de base. À ce sujet, le projet I yéké oko phase II, mis en œuvre avec l’appui des partenaires du Gouvernement, poursuit son opération de délivrance d’actes de naissance aux personnes qui en sont dépourvues. « En moins de deux mois de recensement des personnes ayant besoin d’actes de naissance, nous avons enregistré plus de 2 000 enfants et adultes dont le processus de production des documents est déjà en cours », a révélé Moustapha SOULEY, chef du projet I yéké oko phase II. L’initiative ambitionne de produire 3 000 actes de naissance en trois ans, offrant ainsi à des milliers de bénéficiaires la possibilité d’exercer pleinement leurs droits civiques et sociaux.
Bibiane Emeline NNANG.



