L’Érythrée a signé une performance de premier plan lors du contre-la-montre individuel des Championnats d’Afrique de cyclisme 2026, disputé le 20 octobre à Kisumu, au Kenya. Yafiet Mulugeta s’est imposé chez les moins de 23 ans, tandis que Merhawi Kudus a décroché l’argent chez les élites masculins.
Chez les moins de 23 ans, la victoire de Yafiet Mulugeta permet à l’Érythrée de renouer avec l’or continental dans cette épreuve pour la première fois depuis 2015. Un retour au sommet qui confirme la profondeur du réservoir érythréen. Chez les élites, Merhawi Kudus, déjà vainqueur de l’édition 2025, a cette fois dû se contenter de la deuxième place. L’olympien a couvert les 30,6 kilomètres du parcours en 40 minutes et 23 secondes. Son compatriote Hebron Berhane a terminé dixième de la même épreuve, signant une présence érythréenne dense dans le haut du classement.
Ce doublé s’inscrit dans une dynamique de longue date. L’Érythrée s’est imposée au fil des années comme l’une des places fortes du cyclisme sur le continent, portée par une culture de la petite reine profondément ancrée et par une génération de coureurs régulièrement engagés sur les circuits internationaux. Le titre de Kudus en 2025 et sa médaille d’argent cette année, associés au sacre de Mulugeta chez les espoirs, illustrent la capacité du pays à renouveler ses talents tout en restant compétitif au plus haut niveau. Le retour de l’or chez les moins de 23 ans, attendu depuis 2015, traduit aussi la patience d’un travail de formation qui porte aujourd’hui ses fruits.
Les Championnats d’Afrique de cyclisme 2026 se poursuivent à Kisumu et s’achèveront le dimanche 25 octobre. Les épreuves restantes offriront aux délégations engagées une ultime occasion de peser sur le tableau des médailles. Pour l’Érythrée, l’enjeu sera de confirmer la tendance affichée sur le contre-la-montre, notamment dans les courses en ligne où la concurrence africaine s’annonce particulièrement dense. Les performances de Kisumu serviront également de point de repère à l’approche des prochaines échéances internationales.
Au-delà des médailles, le résultat érythréen envoie un signal clair à la concurrence africaine. La régularité de Kudus, médaillé d’or en 2025 puis d’argent en 2026, témoigne d’une constance rare sur une discipline aussi exigeante que le contre-la-montre. La victoire de Mulugeta chez les moins de 23 ans suggère, elle, qu’une nouvelle vague est prête à prendre le relais. Reste à savoir si cette dynamique se traduira par des succès durables sur les grandes courses internationales, où les coureurs érythréens sont attendus depuis plusieurs saisons.
Le contre-la-montre de Kisumu, avec ses 30,6 kilomètres, a offert un terrain de comparaison direct entre les meilleurs rouleurs du continent. La dixième place d’Hebron Berhane, loin d’être anecdotique, souligne la densité d’une sélection érythréenne capable de placer plusieurs coureurs dans les dix premiers. Pour les autres nations engagées, l’écart avec le sommet érythréen constituera un indicateur à analyser de près avant les prochaines compétitions continentales. La clôture des championnats, le 25 octobre, apportera un dernier éclairage sur l’équilibre des forces en présence.



