L’aventure marocaine en Coupe du monde 2026 a pris fin ce jeudi 9 juillet à Boston. Battus 2-0 par la France en quart de finale, les Lions de l’Atlas quittent la compétition sur un score sévère mais logique. Le dernier représentant africain encore en lice ne verra pas le dernier carré.
Les Bleus ont imposé leur loi dès l’entame. Rythme élevé, domination territoriale et multitude d’occasions : la France a étouffé le Maroc dans son camp. Kylian Mappé, après avoir vu son penalty repoussé par un Yassine Bounou inspiré (60e), s’est rattrapé en ouvrant le score dans la foulée. Ousmane Dembélé a doublé la mise six minutes plus tard, scellant une qualification maîtrisée. Le gardien marocain, auteur de plusieurs parades décisives, a retardé l’échéance sans pouvoir inverser le cours du match.
Le Maroc arrivait en quarts avec un parcours solide. Deuxième du groupe C derrière le Brésil, il avait accroché les Auriverdes (1-1), puis dominé l’Écosse (1-0) et Haïti (4-2). En huitièmes, les hommes de Walid Regragui avaient écarté le Canada, pays coorganisateur, sur un doublé d’Azzedine Ounahi (3-0), avant de sortir les Pays-Bas aux tirs au but. Cette génération, forte de son expérience de 2022, portait les espoirs d’un continent en quête d’une première demi-finale mondiale depuis le Maroc lui même, il y a quatre ans.
La France affrontera en demi-finale, le 14 juillet à Dallas, le vainqueur du quart entre l’Espagne et la Belgique. Une opposition qui s’annonce relevée face à deux nations européennes en pleine maîtrise. Pour le Maroc, l’heure est au bilan : une élimination en quarts qui ne ternit pas un parcours honorable, mais qui pose la question des limites offensives face aux tout premiers mondiaux.
Au delà du score, le fossé s’est creusé dans l’entrejeu. Les Marocains ont subi le pressing haut français sans parvenir à poser leur jeu. Les rares incursions de Hakim Ziyech ou d’Ounahi ont été rapidement verrouillées par la défense bleue. Le penalty raté par Mappé, arrêté par un Bounou phénoménal, aurait pu changer la dynamique, mais le réalisme français a fait la différence. Ce revers rappelle que le Maroc, solide défensivement, peine encore à convertir ses transitions en danger constant.
Les supporters marocains, présents en nombre à Boston, ont salué leurs joueurs à la fin de la rencontre. Ce parcours, bien que terminé, confirme l’émergence d’une nation majeure du football africain. Le Maroc a tenu tête aux Pays-Bas et au Canada, mais bute une nouvelle fois sur le dernier carré. Le chantier offensif reste ouvert, mais l’ossature est là, jeune et compétitive, pour viser 2030 en meilleure position. La France, elle, poursuit sa route vers un possible doublé, vingt-huit ans après son premier sacre.



